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Avocat devant la cour d'assises

La cour d'assises est une juridiction à nulle autre pareille. Elle ne connaît que des crimes les plus graves, l'assassinat et le meurtre au premier rang. Sa procédure repose sur l'oralité des débats : tout se joue à l'audience, devant douze jurés profanes tirés au sort parmi les citoyens, qui décident. Cet exercice appelle des avocats rompus à cette matière.

Notre expérience

Le cabinet est fort d'une expérience de plus de cent vingt procès plaidés devant les cours d'assises du royaume, pour la défense comme pour les parties civiles. C'est une pratique continue, entretenue depuis des décennies, et non une intervention occasionnelle.

Cette expertise de la procédure criminelle s'est forgée autour de Maître Jean-Louis GILISSEN, dont elle constitue l'œuvre de toute une carrière, et elle a été transmise au sein du cabinet.

Maîtres Maxime DULIEU et Colin GILISSEN, associés, assistent aujourd'hui accusés et parties civiles devant les cours d'assises. Ils sont l'un et l'autre attestés auprès de la Cour de cassation en matière pénale, ce qui permet au cabinet de mener un dossier criminel de l'instruction jusqu'au pourvoi, sans jamais passer la main.

Intervenir tôt, pendant l'enquête

Un procès d'assises se prépare pendant l'instruction, pas à la veille de l'audience. C'est à ce stade que les auditions sont menées, les expertises confiées, les pièces à conviction analysées et les reconstitutions organisées. Des devoirs complémentaires peuvent certes encore être sollicités par la suite, y compris à l'audience, mais ils y sont très rarement ordonnés. Autant dire que la demande doit être formée dès l'entame de l'instruction, au moment où elle a toutes ses chances d'aboutir.

Pour la personne inculpée

Dès la première audition, chaque déclaration est consignée et pèsera devant le jury deux ou trois ans plus tard. L'assistance d'un avocat rompu à la matière criminelle permet de préparer ces auditions, de solliciter en temps utile les devoirs d'instruction nécessaires : contre-expertise, audition de témoins, analyse des pièces à conviction, et de contester les irrégularités tant qu'elles peuvent encore l'être. Devant la chambre du conseil et la chambre des mises en accusation, la défense se construit également sur la qualification retenue et sur la régularité de la procédure.

Pour la victime et ses proches

Une partie civile n'est pas spectatrice de l'instruction. Constituée dès le début, elle accède au dossier, peut solliciter des devoirs, être entendue et faire valoir son point de vue sur le déroulement de l'enquête. Beaucoup de victimes l'ignorent et découvrent le dossier au moment de l'audience, alors qu'elles auraient pu en influencer le cours. La préparation de l'évaluation du dommage se mène également très en amont.

Dans les deux cas, la règle est la même : plus l'avocat intervient tôt, plus il dispose de leviers. Si vous, ou l'un de vos proches, êtes concernés par des faits susceptibles de relever de la cour d'assises, qu'il s'agisse d'un assassinat, d'un meurtre ou d'un meurtre commis pour faciliter le vol, n'attendez pas la fixation de l'audience pour consulter.

Le procès

Les débats sont oraux et se déroulent d'un trait, sur plusieurs jours, devant un jury qui découvre l'affaire à l'audience. C'est là que réside la difficulté propre aux assises : la maîtrise du dossier ne suffit pas, encore faut-il savoir conduire des débats dont la technique n'a d'équivalent devant aucune autre juridiction.

Interroger un témoin ou un expert devant un jury est un exercice en soi. Chaque question engage : mal formulée, elle ouvre à la partie adverse une réponse qu'on ne voulait pas entendre, et le jury l'aura retenue. Il faut savoir quand insister, quand s'arrêter, et renoncer à la question de trop. Le contre-interrogatoire d'un expert suppose en outre d'en maîtriser suffisamment la matière pour en éprouver les conclusions à l'audience, sans note écrite ni temps de réflexion.

S'y ajoute l'observation continue de la salle. Les débats se jouent aussi dans ce qui ne se dit pas : la réaction d'un juré à une réponse, le moment où l'attention se relâche, l'effet produit par un témoin. Un avocat rompu à cette matière lit ces signaux et ajuste sa conduite en conséquence.

La plaidoirie, enfin, ne s'adresse pas à des magistrats professionnels mais à douze citoyens qui jugeront une fois dans leur vie. Elle exige une langue accessible, une construction claire et une justesse de ton qui ne s'improvisent pas et ne s'acquièrent qu'en plaidant régulièrement devant ces juridictions.

Les parties civiles

Le cabinet assiste également les victimes et leurs proches. Le procès d'assises est pour elles une épreuve d'une intensité particulière : elles y entendent le récit des faits, affrontent l'accusé et doivent souvent témoigner. Notre rôle est de porter leurs intérêts civils, mais aussi de les préparer à ce que l'audience représente humainement.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande le plus souvent

Quelles infractions relèvent de la cour d'assises ?
En pratique, les crimes les plus graves, qui ne sont pas correctionnalisés : l'assassinat, le meurtre et le meurtre commis pour faciliter le vol. S'y ajoutent les crimes de droit international humanitaire et certaines infractions politiques ou de presse. Les autres crimes, dont le viol, sont en règle générale correctionnalisés et jugés par le tribunal correctionnel.
Que risque une personne accusée devant la cour d'assises ?
Les peines les plus lourdes de notre droit. Le meurtre est puni de la réclusion de vingt à trente ans. L'assassinat et le meurtre commis pour faciliter le vol sont punis de la réclusion à perpétuité. La cour peut prononcer des peines inférieures si elle retient des circonstances atténuantes, et elle statue sur la peine lors de débats distincts, qui suivent la déclaration de culpabilité.
Comment le jury est-il composé ?
Une soixantaine de citoyens tirés au sort sur les listes électorales sont convoqués à une audience préalable de formation du jury. Après examen des demandes de dispense, un nouveau tirage au sort désigne les jurés, la défense et le ministère public pouvant en récuser un nombre égal sans avoir à motiver leur choix. Le jury compte finalement douze jurés effectifs, auxquels s'ajoutent des suppléants, et ne peut comprendre plus de deux tiers de membres du même sexe.
Combien de temps dure un procès d'assises ?
De quelques jours à plusieurs semaines, selon le nombre d'accusés, de parties civiles et de témoins. La disponibilité de l'avocat pendant toute la durée des débats est une contrainte réelle, qu'il faut vérifier avant de confier un dossier.
Le procès se déroule-t-il en public ?
Oui, l'audience est publique, et les procès d'assises attirent souvent la presse. Le huis clos ne peut être ordonné que dans des cas limités. Cette exposition est une donnée du dossier, qu'il faut anticiper avec l'accusé comme avec les parties civiles.
Le jury doit-il être unanime pour condamner ?
Non. Le jury se prononce à la majorité sur les questions de culpabilité, en répondant par oui ou par non, et son vote est secret. Lorsque la majorité obtenue est la plus courte, les trois magistrats de la cour délibèrent à leur tour avec le jury sur ce point. Un partage égal des voix profite à l'accusé.
Peut-on faire appel d'un arrêt de la cour d'assises ?
Il n'existe pas d'appel au sens classique contre un arrêt d'assises. Seul le pourvoi en cassation est ouvert, dans les quinze jours du prononcé, et il ne porte que sur la légalité, non sur les faits. Ce pourvoi doit être signé par un avocat titulaire de l'attestation prévue à l'article 425, § 1er, du Code d'instruction criminelle, ce qui est le cas de deux avocats du cabinet.
Le cabinet intervient-il en dehors de l'arrondissement de Liège ?
Oui. Les avocats du cabinet ont plaidé devant les cours d'assises de plusieurs provinces et interviennent devant l'ensemble des juridictions francophones du pays.

Un dossier à nous soumettre ?

Le cabinet reçoit sur rendez-vous rue de Colard Trouillet 45-47, à Seraing. Il intervient devant les juridictions de Seraing, Liège, Huy et Namur, ainsi que devant l'ensemble des juridictions francophones du pays.

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