Une expropriation met face à face une autorité publique et un propriétaire. Pour la première, il s'agit de mener une procédure qui résiste au contrôle du juge ; pour le second, de ne pas perdre son bien à un prix inférieur à ce qu'il vaut. Le cabinet intervient des deux côtés.
Commune, intercommunale, régie ou société de développement : une expropriation mal préparée se paie cher, en annulation comme en indemnité. Le cabinet assiste les pouvoirs expropriants en amont, qu'il s'agisse de la motivation de l'utilité publique, de la délimitation de l'emprise, de la conduite de l'enquête publique ou de la négociation amiable, puis dans le contentieux qui suit. Sécuriser la procédure dès le départ revient toujours moins cher que la reprendre.
Propriétaire, exploitant ou locataire, vous n'avez pas choisi cette situation et vous vous trouvez face à une administration qui maîtrise la procédure. Notre connaissance du dossier vu de l'autre côté vous profite directement : nous savons comment une autorité évalue un bien, sur quels arguments elle cède, et où se situent réellement ses marges de négociation.
La Constitution garantit une juste et préalable indemnité. Encore faut-il s'entendre sur ce que « juste » signifie. L'offre initiale de l'expropriant repose sur une estimation qui lui est propre, et l'expérience montre qu'elle est fréquemment inférieure à ce que l'exproprié peut obtenir.
L'indemnité ne se limite d'ailleurs pas à la valeur vénale du bien. Selon les situations, elle peut comprendre :
Chacun de ces postes se discute, et l'expertise judiciaire y joue un rôle central : la désignation de l'expert, la formulation de sa mission et les observations qui lui sont adressées pèsent davantage sur le résultat que la plaidoirie qui viendra ensuite.
Il est également possible de contester la légalité de l'expropriation elle-même : absence d'utilité publique réelle, défaut de motivation, disproportion de l'emprise au regard du but poursuivi, irrégularité de l'enquête publique. Cette voie est plus étroite que la discussion sur l'indemnité, mais elle mérite d'être examinée dès la réception du projet, car les délais pour réagir sont courts.
Beaucoup d'expropriés acceptent l'offre initiale, faute de savoir qu'elle se négocie, ou par crainte de frais qu'ils n'auront en réalité pas à supporter : l'expropriant est tenu des frais de la procédure et de l'indemnité de procédure. Faites examiner votre dossier avant de signer quoi que ce soit.
Le cabinet reçoit sur rendez-vous rue de Colard Trouillet 45-47, à Seraing. Il intervient devant les juridictions de Seraing, Liège, Huy et Namur, ainsi que devant l'ensemble des juridictions francophones du pays.